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Afghanistan etc…

Je suis touché par les évènements en Afghanistan que je suis fébrilement sur tweeter, parfois traumatisé par des faits au Pakistan. J’en rêve presque.Tout un sentiment de proximité et de déception face à la barrière des frontières.  Si loin et si proche. Comme une colère, comme un désespoir. Comme une lâcheté des puissants. Comme un sacrifice des innocents. Comme une Saint Barthélémy.

Hong Kong, la forêt d’Amazonie, la reconnaissance faciale , Jeff Bezos et ses satellites… tant de soucis, face aux humains qui errent. Tant d’abandonnés au nom du réalisme, du jeu des puissances, de la bombe atomique. Seuls les survivants parlent et parlerons. Les morts se taisent. Seuls les dominants parlent et parleront. Seuls les vainqueurs. Pourtant il y a des hommes de bien, des Gandhi, des Mandela, des héros du quotidien, mais aujourd’hui c’est comme un désert, un Sahara. En ce jour je désespère.

Dehors, impassibles, le Vercors et le ciel bleu. Une illusion d’éternité et de paix

Il y a des êtres de bien mais ce ne sont pas les gagnants dans cette pulsion de mort et destruction et les morts sont morts.  Nulle résurrection. Les pays sont détruits. Et les réfugiés sur leurs embarcations. Nous , européens, nous avons peurs d’être submergés par tant de désastres que nous avons parfois provoqués. Déjà l’Afrique est à nos portes, la Syrie aussi, le Liban, la misère des jeunes Tunisiens… La montée des périls . J’aime leur ouvrir les bras et en même temps je m’interroge. Parfois les étrangers ne connaissent pas notre histoire et notre littérature. Le soir,souvent, à l’arrêt du tram personne ne parle français.

Je n’ai plus envie de poésie et de lyrisme romantique . Cela me semble vain et rétréci. De toute façon le jardin est encerclé. Le climat détérioré. Notre radeau est balloté entre inondations et méga feux. la poésie? L’urgence est ailleurs .

J’aimerais être au combat en première ligne mais je suis un solitaire forcé un militant empêché. Alors je désespère de l’édition et j’envoie mes écrits aux vents d’internet, muet et sans fonds. Ce jour n’est pas mon jour.

Les action locales me semblent dérisoires au regard du global et les électeurs se trompent d’enjeux. L’histoire a ses ruses: le progrès se retourne contre ses enfants repus de consommation et d’automobiles. Allons nous survivre ?Les peuples sont aveuglés sur le smartphones et devant Nextflix ou leur religion. S’il suffisait de prier , je me convertirais immédiatement.Mais Dieu est impuissant, caché ou absent. Les croyants sont convaincus dans une croisade d’un autre temps et les incroyants sont comme foudroyés par ce qui vient inexorablement . Bientôt la COP 26 dont je n’attends rien : tant de déclarations pour si peu d’actions. Tant de guerre économique et de guerres tout courts:  personne ne veut rien lâcher tout à leur croissance, leurs emplois et leur course à la domination sans le souci de l’avenir de leurs enfants .

La postérité des écrivains et des musiciens existera-t-elle?

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